G229, Jean-Philippe Blondel, éditions Buchet Chastel, 2011, 240 pages.

Ce qu’en dit l’éditeur : « C’est bizarre, des fois, comme c’est. On croirait pas quand on arrive qu’on va rester si longtemps. Et puis le temps passe et voilà. » : c’est le constat que dresse la concierge du lycée où « monsieur Blondel » œuvre depuis tant de temps. Non seulement il est resté vingt ans dans le même lycée, mais dans la même salle aussi, la « G229 », qui lui a été attribuée de manière permanente, tandis que les autres profs changent de salle à chaque cours. Alors on s’attache à cette salle de classe où les tables sont disposées en U, comme dans un banquet, pour faciliter la communication, établir une certaine convivialité… Loin des discours catastrophiques sur l’école et l’enseignement, Jean-Philippe Blondel brosse un très joli portrait de son métier.
Le lecteur retrouvera les thèmes chers à l’auteur : les rapports entre générations, le fait que nous partageons tous un domaine commun, que nous tissons des liens – que nous le voulions ou pas. Education, enseignement, temps qui passe, relations entre profs, élèves, parents d’élèves, Jean-Philippe Blondel parle de son métier avec passion et sensibilité. L’enseignement nourrit la littérature, et la littérature nourrit l’enseignement. Dans les deux cas, on est dans la vie. C’est le message quasi militant et optimiste que l’auteur du Baby-sitter transmet à ceux qui doutent de l’école d’aujourd’hui.

Ce qu’en dit la publivore :

Pour commencer : mais quel vilain titre !!!!

J’avais lu beaucoup (trop ?) de critiques positives de ce livre. A la fin de cette lecture, je me suis dit « tout ça pour ça ?? ». Alors je ne sais pas  si ma déception est liée aux attentes que je nourrissais pour ce bouquin qui a été très bien reçu par la critique, ou si je n’ai tout simplement pas accroché.  N’exagérons pas : j’ai tout de même terminé ce livre sans être fâchée avec son auteur. En revanche, cela n’a pas été DU TOUT la révélation de l’année, voilà tout. J’ai trouvé cela un brin « gentillet ». Ou plus exactement : plat. Pas de révolte, d’espoir, ou de piquant dans ce texte ; et cela m’a cruellement manqué. Comme si les années passées à enseigner avaient affadies l’auteur …

Rien de décapant ; au contraire, de la nostalgie « par anticipation » (au secours), des bons sentiments, des interros en veux-tu en voilà, le voyage de classe, les générations qui passent… Bref, rien de très excitant. Je pensais franchement que cette lecture serait plus fascinante que cela. Ou du moins, plus amusante.

En conclusion : une déception. Par ailleurs, l’écriture ne m’a pas semblé épatante ; la trame pas plus.

Ce livre ne me laissera pas beaucoup de trace.

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Eloge de la faiblesse, Alexandre Jollien, Marabout 2001, 95 pages

Ce qu’en dit l’éditeur :

Eloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L’auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s’en suit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au cœur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l’autre. La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d’abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi et bâtir sa singularité. Peu à peu, une conversion s’opère, le faible, la vulnérabilité, l’épreuve peuvent devenir des lieux fertiles de liberté et de joie.

Ce qu’en pense la publivore :

D’abord : quel joli titre !!! Et je ne suis pas la seule à le dire, il s’agit d’une remarque que ceux qui ont aperçu ce livre entre mes mains ou dépassant de mon sac m’ont faite à plusieurs reprises.

Et aussi : la publivore se met à lire des bouquins de philo ??? Eh oui, pourquoi pas ?! Mais attention, ce court ouvrage est parfaitement accessible. Le lecteur pourrait se dire : « ouh lala, un discours socratique, quelle horrreur ! ». N’ayez pas peur. Si la préface est certes pondue par un professeur de philo et recèle quelques passages hautement intellectuels, le contenu de l’écrit de l’auteur reste facile à lire.

Alexandre Jollien a réussi à rendre l’abord de la philosophie aisée, tout en s’attaquant à des thèmes très classiques : la normalité, le beau, la force d’un individu face à un groupe, l’amitié, la (bonne) conscience, la culpabilité …

Sensibilisée à la différence d’autrui -par mon intérêt pour les personnes âgées (qui, au bout du compte, souffrent elles aussi souvent d’un handicap) – je n’ai pu m’empêcher de gribouiller des notes dans les marges de cet ouvrage.

Ce témoignage s’avère particulièrement touchant, et pousse le lecteur à s’interroger. Sortir de la passivité habituelle de la lecture m’a fait le plus grand bien. Tantôt émaillé d’amers constats, tantôt teinté d’humour, ce texte vaut le détour.

Par ailleurs, l’auteur relate des anecdotes révélatrices de comportements que nombre d’entre-nous ne peut s’empêcher d’adopter face à l’ « anormalité ». Lisez plutôt : « Je me rappelle toujours de cet esprit rebelle à qui j’adressai ma salutation habituelle : « Sois sage ». Un jour, il me répondit à brûle-pourpoint : « Et toi, marche droit! » Cela me procura un plaisir extrême. Il m’estimait pour moi-même et n’avait pas pris les pincettes que prennent ceux qui me sourient béatement […] Il y a des sourires qui blessent, des compliments qui tuent. »

Aussi, j’ai remarqué la force que l’auteur tire de son expérience. Visez un peu cette citation qui mérite d’être reproduite : « Je dis simplement qu’il faut tout mettre en œuvre pour parvenir à tirer profit, même de la situation la plus destructrice. J’insiste sur les épreuves parce que celles-ci restent inévitables. Rien ne sert de discourir, d’épiloguer des heures durant sur la souffrance. Il faut trouver des moyens pour l’éliminer et, si on ne le peut pas, l’accepter, lui donner sens. » 

Enfin, lire les rencontres positives qu’Alexandre Jollien  a pu expérimenter au cours de sa vie, avec les cancres, avec un prêtre, ou avec les femmes, m’a tout particulièrement interpellée et amusée.

N’hésitez donc pas à prendre le temps de lire ce court ouvrage ou à l’offrir (il ne coûte pas cher en plus : moins de 4 €). Tous mes remerciements à Livraddict et aux éditions Marabout pour ce partenariat qui m’a permis de me replonger un peu dans la philo, tant appréciée au lycée !

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La conjuration de Cluny, une BD signée par Alcante (scénario) et Luca Malisan (dessin), Glénat, 56 pages, 2010

L’avis de l’éditeur :

XIIIe siècle. L’abbaye de Cluny est un centre religieux, culturel et scientifique de premier plan qui rayonne à travers toute la Chrétienté. L’abbé Guillaume y accueille son ami d’enfance, le chevalier Godefroid, de retour des croisades après plus de dix ans d’absence. Mais la joie des retrouvailles est de courte durée : des événements dramatiques et mystérieux se succèdent à l’abbaye. Est-ce la main de Dieu, celle du Diable… ou celle de l’homme qui frappe ainsi ? Guillaume charge Godefroid de l’enquête ! Elle va le mener jusqu’à l’entourage du Pape et révéler un complot qui pourrait bouleverser le cours de l’Histoire !

La conjuration de Cluny est un thriller médiéval dans la lignée du Nom de la Rose. Il s’agit du premier tome d’une collection éditée en partenariat avec les Éditions du Patrimoine et le Centre des Monuments Nationaux.

Ce qu’en pense la publivore :

Motivée dans la découverte de davantage de BD après avoir lu une merveille du scénariste féru d’histoire Kris, lequel a adapté avec brio le monument Un sac de bille (une  BD chroniquée ICI), je me suis lancée dans cette nouvelle lecture, prétextant de vouloir « faire lire » Monsieur le publivore, perplexe de me voir multiplier les BD, un genre dont je ne raffole habituellement pas)

Recommandé par ma bibliothèque municipale, avec une histoire plantée en plein Moyen-Âge – ma période préférée- je me suis dit que cette bande dessinée allait me plaire, d’autant que j’en avais lu des critiques tout à fait positives.

Une fois l’ouvrage refermé, mon avis s’avère finalement … mitigé. Je m’explique.

Certes, il est indéniable que le talent du dessinateur Malisan offre au lecteur de magnifiques perspectives de l’abbaye de Cluny, des personnages au visages très expressifs, des scènes sanglantes épatantes, ou encore des chauves-souris plus vraies que nature.

En revanche, l’histoire en elle-même ne m’a malheureusement pas convaincue : un poil trop de bonnes intentions la saupoudrent, notamment lors de l’épilogue – mais je n’en dis pas plus pour les curieux !

Monsieur le publivore, lui, en dit ceci : « Mouaif, ça partait bien, mais sans plus. C’est peut-être trop court, l’histoire n’est pas creusée ».

Madame la publivore partage son avis.

Donc : du bien, du moins bien. Ce n’est pas foncièrement mauvais, mais je ne suis pas tombée en pâmoison devant cette BD. Voilà, alors à vous de vous faire votre propre opinion  !

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Teacher Man, Franck McCourt, Belfond 2006, 376 pages

MÉMOIRES D’UN PROF PEU ORDINAIRE :

Présentation de l’éditeur :

Suite et fin de la trilogie des Mémoires de Frank McCourt. Après son enfance irlandaise, sa jeunesse américaine, il nous raconte son parcours chaotique et cocasse dans les méandres de l’enseignement, face à un public redoutable : ses élèves.

Après le phénoménal succès des Cendres d’Angela et de C’est comment l’Amérique ?, Frank McCourt clôt la trilogie de ses Mémoires et nous offre un portrait de l’artiste en jeune prof dans le New York des sixties, plein de verve, de passion et d’émotion.

Après avoir usé ses talents dans nombre de petits boulots hautement improbables, Frank McCourt se décide à utiliser son diplôme d’enseignant. Premier poste : un lycée technique de Staten Island.
Premiers élèves : des fauves.
Face à ces jeunes monstres, quelle attitude adopter ? Les punir ou les laisser macérer dans leur bouillon d’inculture ?
Au risque de fâcher sa hiérarchie, Frank choisit la ruse. Les élèves font des batailles de sandwichs ? Il les attrape au vol et les mange. Ils n’apportent jamais de mots d’excuses pour leurs retards ? Il y voit une occasion de leur enseigner l’écriture en leur faisant rédiger les excuses d’Ève ou de Judas. Ils n’écoutent pas en cours ? Il les intrigue, les étonne, les subjugue grâce à des anecdotes sur son enfance irlandaise, histoires passionnantes qui vont captiver les élèves les plus rétifs et bouleverser des générations de lecteurs du monde entier.

L’avis de la publivore :

Sur les conseils d’un ami, Nicolas (qui se reconnaîtra, et dont vous trouverez le site internet ICI), je me suis lancée dans cette lecture parfaite pour cette rentrée de prof ! J’espère qu’il ne m’en voudra pas d’avoir commencé par la fin – vous commencez à vous y habituer, j’avais fait la même chose avec les romans hilarants de Patrick Dennis, Tante Mame, et Autour du Monde avec Tante Mame. Vous l’aurez compris, il s’agit donc ici du dernier volet d’une trilogie dont le 1er tome avait fait l’objet d’un véritable triomphe. Trop impatiente pour lire les deux premiers titres, je suis passée directement à ce qui m’amusait tout particulièrement : les chroniques d’un prof d’origine irlandaise, enseignant de 1958 à sa retraite aux États-Unis.

Ce qui m’a le plus amusée dans cette lecture, ce sont les descriptions détaillées et réalistes de la « typologie » des élèves : les geignards, les fortes-têtes, les discrets, les bimbos, les intellos, les fils à maman … Tous y passent, et le prof retraité les repérait en un clin d’œil. J’ai particulièrement apprécié aussi la façon dont il maîtrise ses classes, attire leur attention, les provoque, les pousse dans leurs retranchements ; en bref, une méthode peu conformiste (surtout à l’époque!), appliquée dans des établissements très différents avec succès, par un prof finalement assez perdu. Loin du traditionnel enseignant charismatique, et sûr de lui, celui-ci impose le respect par son écoute, et ses propres failles, et non par excès d’autoritarisme.

Le texte est assez enlevé, on ne s’ennuie pas. Il ne s’agit certes pas là de MON bouquin de l’année, mais en tous cas, j’ai passé un bon moment de lecture, truffé de tuyaux pour les fous qui aiment enseigner.  Merci à Nicolas pour ce judicieux conseil, bien apprécié ! 🙂

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Un sac de billes, une BD adaptée du roman de Joseph Joffo, par Vincent Bailly et Kris, Première partie, Futuropolis, 62 pages, 2011

Ce qu’en dit l’éditeur :

Septembre 1941, Jo a 10 ans. C’est un gamin parisien, un joyeux poulbot farceur et dégourdi du 18ème arrondissement. Il est le dernier d’une fratrie de six enfants, et est très proche de Maurice, son aîné de deux ans à peine. Mais les Allemands occupent Paris ; le port de l’Étoile Jaune devient obligatoire pour tous les Juifs ; la menace fait plus que gronder… Les parents de Joseph décident donc que leurs deux cadets doivent fuir pour gagner la zone libre et rejoindre leurs frères aînés à Menton. Avec alors pour tout bagage, une consigne de survie martelée violemment à leurs oreilles : « Ne dis jamais que tu es juif ! », quelque 5 000 francs de l’époque, leur intrépidité, bon sens et innocence, Maurice et Joseph prennent la route de la liberté, celle de tous les dangers. Passer inaperçus, travailler un peu, déjouer les interrogatoires, rechercher une famille éparpillée… Un long chemin semé d’embûches immondes et heureusement de bonnes âmes, un parcours initiatique, qui forge et marque un homme pour toute son existence.

Traduit dans le monde entier, dont récemment en Chine, avec quelque 25 millions d’exemplaires vendus, Un sac de billes est devenu un classique de la littérature.
Joffo y raconte ses souvenirs de jeune Juif durant l’Occupation allemande. La force de son récit réside en la candeur et le pragmatisme du regard d’enfant, qu’il porte, à l’époque, sur les faits quotidiens de cette étrange et terrible période.

Ce qu’en dit la publivore  – qui ne lit que peu de BD :

En voilà une BD  émouvante, adaptation franchement réussie du livre au succès mondial. Franchement, je conseille à tous les parents dont les enfants ont le roman au programme et qui n’aiment pas le lecture, de leur offrir cette version plus accessible et non moins touchante cette histoire  – celle d’enfants juifs envoyés par leurs parents, seuls, pour passer la ligne de démarcation et rejoindre leur frère aîné.

Les planches sont vraiment épatantes : les couleurs chatoyantes, le coup de crayon sûr, les traits des personnages particulièrement expressifs. On ne peut ignorer la qualité des détails des rues de Paris, avec ses affiches, ses panneaux allemands, ainsi que les uniformes des SS, ou bien encore la ville de Marseille, les gares et leurs trains. Une merveille.

Le lecteur ne peut se lasser de regarder avec minutie chaque dessin. La seule chose que je regrette : la deuxième partie n’est pas encore sortie !! J’ai hâte, vous l’aurez compris, de la tenir entre mes mains !

En bref, un véritable COUP DE CŒUR pour cette bande dessinée intelligente et incontestablement touchante.

Des mêmes auteurs : Coupures irlandaises, chroniqué ICI.

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Une gourmandise, Muriel Barbery, Gallimard Folio, 165 pages, 2002

Quatrième de couverture :

C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d’enfance ou d’adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu’il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools… Il se souvient – et il ne trouve pas. Pas encore.

L’avis de la publivore :

Ce court roman, qui a reçu en 2000 le prix du meilleur livre de Littérature gourmande, se lit assez rapidemment, mais attention, à ne pas faire si vous vous lancez dans un régime : il ouvre franchement l’appétit du lecteur qui déguste les descriptions du croustillant de la croûte du pain, la saveur des sardinées grillées, ou encore le jus qui dégouline de la tomate croquée à pleines dents, à peine cuieillie du potager.

Ce livre m’a franchement fait penser à celui de Patrick Süskind, Le Parfum : là où l’auteur allemand décrivait avec brio le sens de l’odorat, ici, Muriel Barbery détaille formidablement les sensations du goût.

J’ai particulièrement apprécié l’alternance de narrateurs – principalement le héros, un critique culinaire en fin de vie – qui permet de se mettre dans la peau d’un chien, d’un chat, de la famille, mais aussi de la concierge, que l’on retrouvera avec joie dans L’Elégance du hérisson, titre qui m’avait enchantée lors de sa sortie littéraire. Pour être honnête, j’ai d’ailleurs préféré cette lecture, qui m’avait semblé plus enlevée.

En effet, bien que l’on ne puisse reprocher son intérêt pour les mets de restaurants étoilés tant que des bonnes bouffes familiales ou les plats inoubliables de la grand-mère, le caractère du personnage principal, m’a quelque peu déçue. Égoïste, autoritaire, peu avenant, il ne peut franchement susciter autre chose que de l’antipathie de la part du lecteur. Trop fleur bleue, la publivore ? Sans doute ! Ce « hic » a gêné ma lecture – je ne ferai donc pas de ce titre un roman inoubliable.

Cela étant dit, la qualité d’écriture de Muriel Barbery reste à mon sens incontestable. A recommander pour les gourmets et gourmands, doux-rêveur de leur madeleine de Proust,  qui n’ont pas peur de saliver en dévorant un livre !!

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L’appel du passé (« The middle window »), Elizabeth Goudge, Livre de poche, 1971, 380 pages

Synopsis de l’éditeur :

Judy Cameron s’apprête à passer comme de coutume l’été au bord de la mer avec ses parents et son fiancé Charles quand une peinture représentant un paysage d’Ecosse la captive au point qu’elle décide aussitôt de s’y rendre pour peu qu’elle découvre une maison dans un site semblable à celui du tableau.
Contrairement aux prédictions – et à l’espoir – des siens, l’annonce qu’elle met dans les journaux lui attire une réponse. Voilà pourquoi, malgré un temps abominable, Judy arrive dans la vallée solitaire des Highlands où est située Glen Suilag, la demeure de Ian Macdonald louée par les Cameron.
Dès l’abord, Judy se sent en proie à l’étrange impression d’être en pays familier, auprès de gens connus. Où aurait-elle rencontré Ian et son maître d’hôtel, le vieil Angus ? La raison lui dit : nulle part, mais elle n’en continue pas moins à éprouver une sensation curieuse qui va s’accentuant. La maison est-elle hantée et ses hôtes invisibles font-ils pression sur elle ? Non, il s’agit d’autre chose et Judy qui le devine s’attache avec patience, avec passion, à découvrir le secret de Glen Suilag. Aventure du coeur et de l’esprit qui nous mène des temps modernes à l’époque des Stuart dans le climat poétique particulier à Elizabeth Goudge.

Ce qu’en dit la publivore :

Aïe aïe aïe… QUELLE DÉCEPTION ! Pour une fan de cette romancière, j’ai été franchement dépitée par cet ouvrage. Quel dommage, moi qui étais ravie qu’une amie m’ait trouvé ce roman épuisé sur une brocante, toute gloussante que j’étais, tellement ravie de pouvoir dévorer un autre titre de MON Elizabeth Goudge chérie. Sans doute que ma contrariété est à la hauteur des espoirs que je nourrissais pour cette lecture …

En bref : outre une incohérence ou deux, il y a dans ce livre trop de mièvrerie, de sentiments doucereux, de trémolos, et autres horreurs … tandis que la romancière a su ne pas trop en faire et équilibrer dans son magnifique pavé Le pays du dauphin vert, un véritable coup de coeur, ici, tout n’est que chantilly, tarte à la crème, et barbe à papa qui enrobe le tout.

Désolée Babeth, bien que j’ai été très touchée par cette découverte, j’ai été déçue, voire agacée par ce roman…

Pour ceux qui souhaitent lire du bon Elizabeth Goudge, préférez La Colline aux gentianes, L’arche dans la tempête, ou mieux encore, Le Pays du dauphin vert, cité plus haut. Ils valent le coup, EUX !

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