Une gourmandise, Muriel Barbery, Gallimard Folio, 165 pages, 2002


Quatrième de couverture :

C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le cœur, une saveur d’enfance ou d’adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu’il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools… Il se souvient – et il ne trouve pas. Pas encore.

L’avis de la publivore :

Ce court roman, qui a reçu en 2000 le prix du meilleur livre de Littérature gourmande, se lit assez rapidemment, mais attention, à ne pas faire si vous vous lancez dans un régime : il ouvre franchement l’appétit du lecteur qui déguste les descriptions du croustillant de la croûte du pain, la saveur des sardinées grillées, ou encore le jus qui dégouline de la tomate croquée à pleines dents, à peine cuieillie du potager.

Ce livre m’a franchement fait penser à celui de Patrick Süskind, Le Parfum : là où l’auteur allemand décrivait avec brio le sens de l’odorat, ici, Muriel Barbery détaille formidablement les sensations du goût.

J’ai particulièrement apprécié l’alternance de narrateurs – principalement le héros, un critique culinaire en fin de vie – qui permet de se mettre dans la peau d’un chien, d’un chat, de la famille, mais aussi de la concierge, que l’on retrouvera avec joie dans L’Elégance du hérisson, titre qui m’avait enchantée lors de sa sortie littéraire. Pour être honnête, j’ai d’ailleurs préféré cette lecture, qui m’avait semblé plus enlevée.

En effet, bien que l’on ne puisse reprocher son intérêt pour les mets de restaurants étoilés tant que des bonnes bouffes familiales ou les plats inoubliables de la grand-mère, le caractère du personnage principal, m’a quelque peu déçue. Égoïste, autoritaire, peu avenant, il ne peut franchement susciter autre chose que de l’antipathie de la part du lecteur. Trop fleur bleue, la publivore ? Sans doute ! Ce « hic » a gêné ma lecture – je ne ferai donc pas de ce titre un roman inoubliable.

Cela étant dit, la qualité d’écriture de Muriel Barbery reste à mon sens incontestable. A recommander pour les gourmets et gourmands, doux-rêveur de leur madeleine de Proust,  qui n’ont pas peur de saliver en dévorant un livre !!

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A propos lapublivore

Bienvenue sur mon blog de lecture ! Juste une envie de partager mes coups de cœur, mes coups de griffe, et mon amour des livres. Je ne peux m'empêcher, de façon générale, de donner mon avis sur tout, alors maintenant, c'est officiel -en ce qui concerne les bouquins du moins- je sévis sur la toile :) Bonnes lectures à tous
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Un commentaire pour Une gourmandise, Muriel Barbery, Gallimard Folio, 165 pages, 2002

  1. Un livre qui donne envie de manger? Il me le faut! Merci de cette découverte! 🙂

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