L’échiquier de la reine, Yann Kerlau, 605 pages, Plon 2010


UN LIVRE EPOUSTOUFLANT ! GROS COUP DE COEUR !!

Je n’avais entendu que du bien de livre, et JE CONFIRME !

Amis lecteurs, même si les pavés vont font peur, ne ratez pas celui-ci, vous ne regretterez pas de dépenser 23,90 € pour cet ouvrage  – ça les vaut amplement ! – ou d’avoir pris un livre encombrant dans vos valises, parole de la publivore ! 🙂

4ème de couv’ :

A 22 ans, au coeur du XVIIe siècle, la reine Christine renonce à la couronne de Suède pour s’installer à Rome, entourée de savants et d’artistes. Toute sa vie, des lacs suédois à l’île des Capri, des ors de Fontainebleau au siège de Vienne, elle n’aura de cesse de vivre libre, se consacrant à sa passion pour l’art et la science et défendant les minorités religieuses.
Mais est-il possible de se retirer de l’échiquier politique alors qu’on voudrait garder fixés sur soi les yeux de l’Europe? Etre l’un des plus grands esprits de son temps suffit-il à attirer l’amour? Et comment peut-on, lorqu’on a été trahie, punir les deux hommes de sa vie?
Une biographie compassée n’aurait su rendre hommage à Christine de Suède, cette reine scandaleuse et formidablement moderne. Yann Kerlau a donc tenu le pari un peu fou, à la hauteur de son extravagant personnage, d’écrire ses mémoires.

Yann Kerlau est l’auteur de deux ouvrages, Cromwell (Perrin, 1989) et Les Aga Khans (Perrin, 2004)? L’Echiquier de la reine est son premier roman.

Ce qu’en pense la publivore :

Pour être honnête, je ne connaissais rien, mais alors, RIEN DU TOUT de la reine Christine de Suède. Une totale découverte, donc, et une plongée dans la vie de cette femme brillante et étonnante : lettrée, intelligente, prête à tout pour assumer ses choix, elle va commencer sa vie par embrasser la foi catholique et abdiquer du trône de Suède. Une souveraine sans royaume. Pas commun. Totalement à contre-courant, elle ne cessera d’opter pour des choix tranchés, tant dans ses amitiés, ses amours, que ses passions. Férue d’art, dépensière, la plume acerbe, elle marquera son temps et fréquentera les meilleurs : papes, rois, phisophes, mathématiciens, artistes, cardinaux, princes de son temps ; tout en se moquant des conventions, elle sera même capable de faire de son valet son amant. Fervente défenseur de la liberté politique et religieuse, ce portrait est celui d’une femme incroyablement moderne. Cette vie foisonnante est stupéfiante, et la façon dont l’auteur le relate tout simplement géniale. En choisissant de se mettre dans la peau de la reine, il nous plonge dans son univers, ses états d’âmes, ses déceptions et aussi ses terribles et impitoyables vengeances. Par ailleurs, Yann Kerlau intercale certains chapitres en racontant l’histoire du point de vue de l’entourage de la reine, rendant le récit encore plus vif : sa mère, sa maîtresse, son ami et d’autres viennent ajouter un éclairage fascinant sur Christine de Suède.

A titre d’exemple, voici comment un marchand d’art dont la Reine Christine était une des meilleurs clientes, la décrit : « Mes rapports avec la reine ? Non, jusqu’à présent, nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais je garde précieusement les courriers que cette souveraine a daigné m’adresser. Ils sont à son image : vifs comme le vent, péremptoires ou caressants, pleins de ces humeurs contraires qui fragilisent tous ceux qui, comme elle, tombent pour le plus grand bonheur des marchands dans le piège de l’incessante chasse à la beauté. »

Je ne pourrais passer sous silence la grande qualité d’écriture du romancier, qui apporte à ce récit une force indéniable. On rit lorsque la souveraine évoque son entourage, qu’elle méprise parfois avec beaucoup de dureté :  » […] Le seul monarque qui pût servir le pays se devait, avant tout, d’être des leurs. Et ainsi fut élu souverain l’inénarrable baudruche Michel Wisniowiecki qui avait autant de jugement qu’une poule et moins de courage qu’un hérisson. Je l’avais rencontré lors de mon séjour à Varsovie et m’étais demandé ce que ce butor pouvait faire dans les allées du pouvoir. Un nigaud et un fat qui promenait sa suffisance, imposant à ceux qui avaient la faiblesse de l’écouter le chapelet de ses incommensurables âneries. »

Sincèrement, j’ai dévoré ce livre avec une telle délectation qu’il m’est difficile de vous relater le plaisir que l’on éprouve à le lire. Je devrais d’ailleurs créer une catégorie « Méga coup de coeur » ou « coup de foudre », parce que ce titre est franchement hors catégorie. Je l’ai a-do-ré. Chapeau bas à l’auteur pour son travail. Impressionnant.

Lisez-le, vous m’en direz des nouvelles.

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A propos lapublivore

Bienvenue sur mon blog de lecture ! Juste une envie de partager mes coups de cœur, mes coups de griffe, et mon amour des livres. Je ne peux m'empêcher, de façon générale, de donner mon avis sur tout, alors maintenant, c'est officiel -en ce qui concerne les bouquins du moins- je sévis sur la toile :) Bonnes lectures à tous
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8 commentaires pour L’échiquier de la reine, Yann Kerlau, 605 pages, Plon 2010

  1. Il me tente depuis que je l’ai repéré à Franceloisirs mais je vais peut être attendre sa sortie en poche.

  2. Leiloona dit :

    Comme Sophie, je vais peut-être attendre sa sortie poche ! Mais vu ton billet, je le note. 😉

  3. lapublivore dit :

    Ah oui, je comprends pour la version poche ! Mais je suis ravie que ce roman vous inspire 🙂
    En tous cas, ne le laissez-pas moisir dans votre PAL – je me suis vraiment dit : « mais quel dommage d’avoir attendu si longtemps pour le lire, alors qu’il n’attendait que ça ! »

  4. amaryllis dit :

    Je l’ai lu, il y a quelques mois, conseillé par mon libraire (ultra célèbre… !). J’avais vraiment adoré tout comme toi. Un pavé certes, mais on ne sent pas du tout les pages passées, on est vraiment pris dedans et on passe un super moment. Il est en plus super intéressant. Un méga coup de coeur pour moi aussi !

    • lapublivore dit :

      J’espère que ce livre va trouver ses lecteurs en nombre ! Heureusement que de bons libraires le conseillent (le tien a t-il pour initiales G.C. ?) 🙂

  5. LUCY dit :

    Waouh quel enthousiasme tu donnes vraiment envie de lire ce livre !
    Je viens de terminer les dynasties du luxe du même auteur que j’ai également bcp aimé et
    que je recommande également : passionnant !.

    • Eliane Cartier-Bresson dit :

      Yann Kerlau sort un nouveau livre chez Perrin : « Les Secrets de la Mode », le 14 février 2013 ; un portrait de 18 créateurs venus du monde entier et dont les noms sont devenus des marques.

  6. Ameliane dit :

    L’auteur que vous aimez a un site : http://www.yannkerlau.com et pleins de projets…
    à vous de le découvrir!

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