Les ailes de l’ange, Jenny Wingfield, (Sweet by and by) Belfond 352 pages, 2011


Présentation de l’éditeur :

Dans l’Arkansas des années 1950, Swan, fillette espiègle de onze ans, découvre Blade, petit garçon maltraité par son père. Entre les deux enfants aux prises avec la cruauté des adultes va se nouer une amitié indestructible qui leur permettra de surmonter les épreuves les plus douloureuses. Dans la lignée des Cendres d’Angela, La Nostalgie de l’ange ou L’Histoire d’Edgar Sawtelle, un premier roman poignant qui passe du rire aux larmes sur les blessures de l’enfance, le poids de la famille et la force de l’amitié.Bercé par la musique country et le gospel, un premier roman lumineux qui nous plonge dans l’atmosphère languide du Deep South des années 1950. Une oeuvre aussi drôle que bouleversante sur la perte de l’innocence, la solidarité familiale et la force de l’amitié.
Dans les plaines de l’Arkansas, dans une petite maison qui fait aussi épicerie et bar vivent les Moses, une famille joyeusement bruyante où l’on surmonte grandes déceptions et petites tragédies par un cœur bon et une âme généreuse.
C’est là que grandit Swan, garçon manqué de onze ans qui déteste les jupes et adore jouer à la guerre avec ses frères.
Une rencontre va bouleverser la vie de Swan et celle des siens : Blade a dix ans. Il a peur. Son père est un homme sadique, un monstre de violence et de cruauté.
Un jour, c’est le coup de trop, un geste atroce, d’une horreur indicible. Pour les Moses, il y a urgence, il faut protéger l’enfant.
Mais, face à l’effroyable désir de vengeance d’un être animé par le mal, tout l’amour du monde pourrait bien ne pas suffire…

L’avis de la publivore :

Standing ovation pour cette découverte franchement formidable ! J’avoue avoir eu quelques appréhensions au vu du titre qui peut sembler mièvre (sans doute est-ce dû à la traduction…). Cependant, AUCUNE, mais alors, AUCUNE mièvrerie à déplorer dans cet ouvrage, qui frappe par sa justesse, et sa dureté.

Il faut reconnaître qu’il y avait dans ce roman beaucoup d’éléments pour me plaire : des paysages américains, une histoire familiale des années 50, des références bibliques, des chevaux, de l’émotion …

Ce livre, incroyablement bien écrit, m’a propulsée dans un univers à la fois doux et terrible : la cruauté immonde humaine qui se confronte à la tendresse d’enfants innocents, et à la solidarité d’une famille unie.

J’ai beaucoup apprécié la plume de la romancière, qui m’a engagée dans une lecture palpitante, dès la phrase d’attaque ( « John Moses n’aurait pu choisir plus mal son jour et sa façon de mourir, même s’il les avait prévus depuis longtemps. ») et enclenché une insomnie boulimique de lecture. En tournant les pages, j’ai ressenti de la peur, de la peine, mais aussi un grand attachement à des personnages parfaitement dépeints. Je pense notamment à un être épouvantablement tyrannique, « le beau-frère de Satan », dont la romancière retrace le fonctionnement psychologique, à glacer d’effroi, mais aussi à Samuel, le père de famille, pasteur, dont l’amour du prochain compte par dessus-tout ; à Toy, l’oncle à la stature impressionnante ; à Calla, la grand-mère, très touchante d’amour pour sa famille ; à Bernice, la splendide belle-sœur, aux attentions mal placées ; et aux enfants, qui bien-sûr, qui tiennent une place clef dans ce roman. Chacun des protagonistes porte d’ailleurs un nom à l’image de son caractère, ce qui m’a beaucoup amusée.

Je ne souhaite pas vous résumer cet ouvrage, tant il serait dommage de vous en révéler l’intrigue, laquelle monte en puissance au fil des pages, jusqu’à son paroxysme. Découvrez-le !!

Vous l’aurez compris, JE RECOMMANDE VIVEMENT cette lecture bouleversante, qui m’a happée ; ne ratez pas cette fresque familiale, qui mérite vraiment le détour. Bien qu’elle traite de sujets sombres, du mal à l’état pur, c’est à regret qu’on referme ce livre, avec, en tête un fort message d’amour et d’amitié.

Un grand merci aux Editions Belfond ainsi qu’à Livraddict pour ce partenariat « coup de poing ».

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A propos lapublivore

Bienvenue sur mon blog de lecture ! Juste une envie de partager mes coups de cœur, mes coups de griffe, et mon amour des livres. Je ne peux m'empêcher, de façon générale, de donner mon avis sur tout, alors maintenant, c'est officiel -en ce qui concerne les bouquins du moins- je sévis sur la toile :) Bonnes lectures à tous
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3 commentaires pour Les ailes de l’ange, Jenny Wingfield, (Sweet by and by) Belfond 352 pages, 2011

  1. agathe dit :

    Coucou!!
    Je viens de le terminer (il y a deux jours) et j’ai moi aussi a-do-ré!!!!!

  2. lapublivore dit :

    Et de deux !! Je suis ravie de constater que je ne suis pas la seule à avoir été subjuguée par cette lecture 🙂

  3. margareth dit :

    J’ai moi aussi adoré ce livre qui m’a tenu éveillée jusqu’à l’aurore. J’avoue être passé du rire aux larmes. Un livre bien écrit, avec de belles descriptions et des personnages attachants. Je recommande.

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