La Compagnie des menteurs, Karen Maitland, environ 500 pages


Résumé : L’histoire se situe en 1348, en Angleterre, durant l’épidémie de peste noire. Le narrateur, un camelot âgé au visage défiguré, vend de l’espoir sur les marchés qu’il fréquente en refourguant de pseudo-reliques à des désespérés. Face à l’épidémie, il va entreprendre un voyage vers le nord pour éviter la contagion. Son périple sera jalonné de rencontres étonnantes, qui lui permettront de ne plus voyager seul, dans cette Angleterre dangereuse, truffée de bandits, de sorciers, et d’affamés prêts à tout pour survivre.

Au final, une bande de 9 personnages va sillonner les chemins boueux, braver la neige et le froid, les cris des loups, et se tenir chaud la nuit pour fuir cette pestilence, de village en village. Cette compagnie se constitue d’une bande vraiment hétéroclites : le couple avec une femme enceinte, le maître musicien italien et son élève beau mais écervelé, un magicien désagréable accompagné d’une jument et d’une carriole pleine de boîtes mystérieuses, une  enfant albinos et extra-lucide, une domestique discrète, et un conteur doté d’une aile de cygne.

Au fur et à mesure de la lecture, on sent que chacun de ces personnages a quelque chose à cacher, et que leur histoire personnelle est soigneusement dissimulée. Vers le milieu de l’ouvrage, un des personnages trépasse étrangement, et l’on devine que ce sera la  1ère d’une longue série de disparitions. Le lecteur tente alors de trouver si ce ne serait pas un des membres de la troupe qui veut le mal.

 Impressions : Difficile de ne pas éviter l’insomnie : on veut toujours tourner les pages, ce livre est assez captivant.

Cependant, j’ai été quelque peu déçue par :

–         l’épilogue du livre (d’autant que l’on m’avait dit qu’il était spectaculaire, alors que si l’on est attentif, on le devine tôt dans la narration),

–         et par les envolées fantastiques du roman. De simples descriptions de la vie au Moyen Age et des superstitions qui y régnaient m’auraient largement suffit. Le livre est trop saupoudré à mon goût de sortilèges, de maléfices, de hululements de chouettes, et de créatures étranges.

Toutefois, c’est un bon roman, très bien documenté sur la vie au Moyen-âge (une époque qui me fascine et que j’ai pas mal étudié), qui mérite le détour. L’atmosphère du 14ème siècle y est vraiment bien relatée, à travers ce roman-conte presque « road movie » à la sauce moyenâgeuse.

Publicités

A propos lapublivore

Bienvenue sur mon blog de lecture ! Juste une envie de partager mes coups de cœur, mes coups de griffe, et mon amour des livres. Je ne peux m'empêcher, de façon générale, de donner mon avis sur tout, alors maintenant, c'est officiel -en ce qui concerne les bouquins du moins- je sévis sur la toile :) Bonnes lectures à tous
Cet article a été publié dans Littérature anglaise, Roman historique, Roman policier. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s