Sukkwan Island, David Vann, Gallmeister 2010, Prix Médicis étranger, 212 pages


1er roman pour cet écrivain américain né en 1966, très remarqué.
Un père inconscient, Jim, décide d’emmener son fils Roy, jeune ado, sur une île déserte d’Alaska, pour y passer l’année, hiver compris. Son fils lui fait confiance mais s’aperçoit peu à peu que son père est totalement à côté de ses pompes, qu’il ne s’est absolument pas préparé à cette expérience : la cabane dans laquelle ils vivent ne contient ni garde-manger à l’abri des ours, ni réserve de bois de chauffage.
Si le début de l’expérience semble de prime abord plutôt calme, l’évolution de la relation entre père et fils va se tendre, et la pression monter. Le huis clos est très bien ficelé, l’histoire très bien menée
Ce père, que l’on vient à détester, fait preuve d’une lâcheté incroyable ; il pense échapper à la réalité de sa vie en se transformant en un « trappeur » en mal de sensations et de retour au calme, à la nature ; mais ne contrôle rien, et emporte son fils dans sa propre tourmente du type en pleine crise existentielle.
Difficile de ne pas trop en révéler en commentant ce livre, alors je préfère ne pas en dire davantage.
En tous cas, il est certain que cette lecture ne peut pas laisser indifférent : elle s’avère difficile (pas dans le style mais dans l’histoire en elle-même, particulièrement noire), voire oppressante, à tout le moins gênante.
Je ne peux pas dire avoir adoré, mais sans doute parce que justement, j’ai été chamboulée, retournée comme une crêpe en m’attaquant à cet ouvrage sans être avertie de son contenu ….
Je précise donc, à toutes fins utiles,  qu’ attention, ce roman n’est pas à  faire lire à un dépressif, ou à quelqu’un en deuil !
Une certitude : voici un roman très étonnant, dont on se souviendra.
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